|
Présentation de l’auteur de ce site |
Atteinte de sclérose en plaques depuis des années, j’ai dû faire face à mes différents troubles
toute seule et sans comprendre ce qui m’arrivait. J’ai surtout souffert d’une
« drôle de fatigue » qui me conduisait à refuser de partir en
vacances avec mes parents, alors qu’habituellement j’adorais faire du ski. Ma
mère date l’apparition de ces périodes de fatigue vers l’âge de 12 ans, après
le décès de mon grand père.
Au moment de l’adolescence, j’ai vécu des moments où je ressentais
des vertiges et une gène visuelle à la lumière. J’avais également des
tremblements, des impressions sensitives étranges et parfois aussi des nausées.
On pensait alors que je faisais de la « spasmophilie » et on me soignait
à coup de cure de magnésium et de vitamines.
A l’âge d’entrer dans la vie active, la fatigue s’est faite encore
plus présente. Je disais à mes parents « je ne peux pas tenir toute une
journée au travail, c’est nerveux ! ». On me répondait de prendre sur
moi … que le travail c’est ça ! Travailler est difficile pour tout le
monde … il fallait que je m’y habitue …
En 1994, 4 ans après l’accident de mon père (coma de 21 jours,
grave traumatisme crânien), j’ai commencé à ressentir des troubles de la
concentration et de la mémoire. Je n’ai pas pu terminer ma 4ème
année universitaire à la fac de droit et j’ai alors sombré dans la dépression
et la phobie sociale (avec des crises d’attaque de panique), pendant 5 longues
années …
Jusqu’au jour où, à l’occasion du changement de l’anti dépresseur
que je prenais, je me suis rendue compte que je me sentais bien mieux !
En 2001, j’ai repris mes études : maîtrise par correspondance
à la fac de Grenoble, puis un D. U. en sciences criminelles à
Jusqu’à ce que je ressente de nouveau des choses étranges dans mon
corps : lâchage de cheville après avoir marché … puis troubles urinaires …
Je me suis ensuite engagée dans un travail en bénévolat dans une
association de défense de consommateurs, en parallèle à un nouveau diplôme
universitaire, en droit de la santé.
Passionnée par cette nouvelle spécialité et admirative du
Professeur qui nous faisait cours en droit pharmaceutique, j’ai décidé de
poursuivre par un MASTER 2 en droit de la santé, option droit pharmaceutique.
Actuellement, je suis à la
recherche d’une activité professionnelle … qui soit compatible avec mes
handicaps (dont la plupart sont des « handicaps
invisibles ») . Pourquoi pas en « télétravail » ?!
Depuis 2004, la maladie est sortie de son silence … et me cause de
nombreux troubles, tels que visuels, sensitifs, urinaires, moteurs, fatigue …
Pourtant, ce n’est qu’en 2007 que la maladie m’a enfin été
diagnostiquée, un mois après avoir été revoir mon médecin de famille : 1ère
consultation d’un neurologue en urgence. Jusqu’alors je pense que, même si je savais
au fond de moi que je n’avais pas « rien », je n’étais pas encore prête
à m’entendre dire la vérité … Pourtant cette longue période de nomadisme
médicale et cette errance de diagnostic a été douloureux
Le jour de l’annonce du diagnostic, j’avais déjà lu le livre
d’Arnaud GAUTELIER « J’te plaque ma sclérose ! » et j’avais pu
lire le résultat de l’IRM cérébral qui mentionnait la présence de plusieurs
« hyper signaux de démyélinisation ».
Psychologiquement j’ai vécu cette annonce comme une sorte de soulagement :
enfin on reconnaissait que je n’étais pas « folle » de penser que j’avais
réellement quelque chose /// pouvoir enfin trouver une explication à ces
nombreux maux qui me « prenaient la tête » depuis si
longtemps !!!
J’ai vite ressenti le besoin de créer un site Internet, afin de
partager mes impressions et mon expérience de la maladie
Par contre, comment pouvait-on me parler d’URGENCE à me faire
soigner par des « bolus » de cortisone et à me mettre sous un traitement
de fond, alors que cela faisait si longtemps que je vivais tout seule avec
cette maladie « invisible » !?
Jj’ai passé plusieurs examens pour mes problèmes urinaires. Comme
les résultats étaient bons, on n’allait pas plus loin dans la recherche du
diagnostic … mais sans me demander si les troubles étaient encore là. Alors,
j’ai finis par ne plus en parler … en pensant que j’emmerdais tout le monde
avec mes problèmes de santé inexplicables ! Un peu comme si j’avais
l’étiquette « psychosomatique »
sur le front.
J’ai une forme « à évolution lente » de sclérose en
plaques. Ce n’est pas une forme « bénigne » (uniquement des troubles
sensitifs) mais une forme en partie rémittente. Depuis 2004, la maladie est plus
active - j’ai environ 2 « poussées » par an …
Ceci justifierait la mise en place d’un traitement de fond. Mais
pour le moment je ne suis pas prête : risquer de retomber en dépression si
je choisis l’interféron ; risquer de ressentir à nouveau des sensations
d’attaques de panique et devoir « se piquer » tous les jours
(traitement par l’acétate de glatiramère). Alors j’essaie d’assumer ma
décision, tant bien que mal, mais vivre une « poussée » de SEP est
souvent terrible … La différence avec « avant », c’est que je n’ai
plus à courir de docteurs en docteurs, parce que maintenant je SAIS : j’ai
la sclérose en plaques !!!
Ceci dit, repérer les débuts d’une poussée n’est pas toujours si simple
/// comme par exemple le jour où je pensais faire une nouvelle poussée (baisse
d’audition), alors qu’en réalité il ne s’agissait que de bouchons
d’oreilles !!! Dans ces moments là je pense aux médecins généralistes qui
peuvent passer à coté du bon diagnostic, tellement les troubles d’une SEP ne
sont pas spécifiques à cette maladie, et peuvent être bcp d’autres
choses !
Les « Bolus » de cortisone, pour soigner une « poussée »
Si mon expérience peut servir à d’autres …
chaque personne peut réagir de manière différente
aux bolus. Moi mon corps a bien du mal … A chaque fois je perds du poids, de la
masse musculaire, j’ai une mycose buccale qui me provoque des gingivites, de
l’agitation, des insomnies … Les douleurs aussi, si on me diffuse la perf en
moins de 5 heures …
Ceux qui peuvent faire les bolus en ambulatoire …
ont bien de la chance ! Ceci dit, moi je trouve que c’est plutôt rassurant
de rester en clinique afin d’être surveillé médicalement (même si on est
toujours mieux chez soi !)… surtout quand on a des risques d’allergie
les effets
positifs des bolus de cortisone : récupérer plus vite d’une
poussée : il faut compter 30 jours maximum … disons que les effets
positifs se concrétisent généralement sur 1 mois – au-delà, il ne faut plus
trop espérer que l’état s’améliore (sauf pour ce qui est de la masse musculaire
bien sûr ! …
Souvent on peut lire qu’un bolus de cortisone
n’est pas automatique .. c’est vrai : tout dépend de l’intensité et de la
nature de la poussée. Moi je sais que, chez moi, les atteintes motrices
nécessitent toujours un bolus de cortisone ; alors que les atteintes
urinaires et visuels durent entre 15 jours et 4 mois … ça finit par cesser.
C’est pourquoi on entend dire que les bolus c’est
pour le « confort » du patient : mais ceci n’est vrai que pour
les poussées qui peuvent partir seules …
ou pour les poussées peu invalidantes. Parce que ne plus pouvoir marcher du
jour au lendemain, ou bien voir son périmètre de marche diminuer au point de ne
plus pouvoir aller faire ses courses, ce n’est plus du « confort »
que de cesser la poussée au plus vite !!! C’est devenu
indispensable !!! (pour pouvoir continuer à vivre à peu près normalement)
Mon parcours jusqu'à la SEP –
1/ extraits de mon cahier
perso sur lequel j’avais noté mes différents troubles Durée : 6:17
2/ liste des 1ers signes
et synthèse des différentes consultations de médecins généralistes, avant le
diagnostic de SEP Durée : 10:50
L’annonce du diagnostic
annonce du
diagnostic partie 1 Durée : 1:35
L'annonce du diagnostic de sclérose en plaques, telle que
je l'ai vécu
le
diagnostic partie 2 Durée : 2:50
l'après diagnostic ... partie 3 Durée : 2:35
je voulais revoir mon médecin généraliste pour pouvoir lui parler
... au lieu de ça je suis tombée sur … un gars sympa mais un drôle de doc :)
prêt à me mettre sous "bolus" à domicile
ma rencontre avec le professeur du CHU partie 4 Durée : 4:55
selon lui mon « profil phobique » expliquait le
retard de diagnostic …
n’oubliez-pas d’aller faire un tour sur la page
« FUN » pour y voir la consultation « rejouée » (ma mère
était présente durant la consultation, et m’a confirmée que je n’avais pas
halluciné !)
consultation
de 2 autres neurologue partie 5 Durée : 3:34
3ème neurologue consultée (1er « bolus » en sept
07)
puis consultation d'un 4ème neurologue (2ème bolus en sept
08)
Exemple de deux « poussées » soignées par
corticothérapie
mes 2 bolus (septembre 2007 et 2008) Durée : 2:00
Mon 1er bolus en toute intimité Durée : 7:11
Je vous livre quelques
extraits de mon cahier intime des impressions de mon 1er "Bolus", en
septembre 2007
Illustration d’une « poussée » touchant les membres
inférieurs
Pour d’autres vidéos, allez visiter la
page « la vie au quotidien avec la SEP »
---------------------------------------
PLAN du site
---------------------------------------
la vie au
quotidien avec la SEP
pour en
savoir plus sur l’auteur de ce site
« SEPasduciné » (concours
de l’UNISEP)
rencontres
entre «SEP-ien(ne)s»
Dernière mise à
jour : 11 mai 2009