------------------------------------------------------------

Ai-je la SEP ?

------------------------------------------------------------

Les I.R.M., outils de diagnostic

le diagnostic de la SEP

--------------------

La taille de la police de caractère a été agrandie sur tout le site afin d'être plus agréable pour mes visiteurs souffrants de troubles visuels

 

Si vous êtes ni neurologue, ni atteint de sclérose en plaques, il y a de fortes chances pour que cette maladie vous soit très mal connue. Pour ma part, je pensais qu'il s'agissait d'une maladie de "vieux", condamnant assez rapidement au fauteuil roulant.

Présentation de la maladie : la SEP

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central , qui touche surtout l'adulte jeune (20 à 40 ans), principalement les femmes. Elle est la conséquence d'un désordre des réactions immunitaires dirigées contre la myéline (gaine qui entoure les fibres nerveuses). La myéline, substance qui forme une gaine autour des fibres nerveuses est graduellement détruite lors des attaques de la maladie. Elle est une substance isolante qui permet la transmission rapide de l'influx nerveux : la perte de myéline rend la transmission des messages de plus en plus difficile. Ces lésions forment des plaques qui selon les zones touchées, causent les différents symptômes. La fréquence de ces "poussées" est variable ; les séquelles restent de plus en plus invalidantes.

Les plus courants sont des troubles de la vision, faiblesse des membres, fourmillements, douleurs, difficultés d'élocution, etc.

La SEP est une maladie "auto-immune" : le système immunitaire (normalement destiné à lutter contre des éléments étranges tels que virus et bactéries) se retourne contre son propre organisme : pour une raison inconnue, les globules blancs dirigent leur action contre la myéline. On dit souvent que la SEP est une maladie neurologique, en réalité il s'agit d'une maladie du système nerveux, ayant des conséquences au niveau neurologique, mais il est faux de la définir comme une maladie neurologique.

Comment diagnostique-t-on la maladie ?

A l'occasion de mon "parcours santé" jusqu'à l'annonce du diagnostic de SEP, j'ai pu constater que même les médecins généralistes ne sont pas très informés sur cette maladie. Le diagnostic de la SEP ne relève certainement pas de leurs compétences, mais parvenir à reconnaître les signes d'une maladie neurologique devrait l'être ! Or, dans la pratique on remarque la fréquence des erreurs de diagnostic, les médecins s'attachant à soigner chacun des symptômes. Cette situation conduit très souvent à un retard avant de poser le bon diagnostic (un neurologue se consulte sur prescription par un généraliste !) et à certain nomadisme médical (le fait de consulter plusieurs médecins) de la part des patients ... ceux-ci percevant bien que leur mal est toujours bien présent malgré les divers traitement prescrits.

On distingue les signes chroniques de la maladie des troubles apparaissant en période de poussées - en précisant qu'une poussée, cela peut être une augmentation des problèmes que l'on vit au quotidien (exemples : paresthésie au niveau des mains se transformant en une anesthésie ; gène visuelle => cécité ; augmentation des troubles urinaires, etc.) !

Dans mon cas, des troubles chroniques se sont installés assez rapidement : paresthésie (il s'agit familièrement de fourmillements : " trouble de la sensibilité, désagréable et non douloureux, donnant l'impression de palper du coton, et pouvant s'accompagner d'une anesthésie (disparition plus ou moins importante de la sensibilité)", constipation, troubles urinaires, vertiges. Actuellement ces symptômes sont toujours présents mais dans une forme "endormie" (sauf pour la partie visuelle). Le matin, il m'arrive encore de regarder sous mon pied pour vérifier si jamais je n'aurais pas marché sur une croquette de mes chats ! La paresthésie c'est aussi cette impression d'avoir un caillou en permanence dans sa chaussure :) ça ne fait pas mal mais c'est vraiment désagréable à vivre au quotidien, sans aucun jour de répit.

L'IRM, outil de diagnostic

- l'IRM

Afin d'aider le neurologue à confirmer l'origine des troubles, des images vont être obtenues et analysées, à partir d'un examen d'imagerie par résonance magnétique. Avant cette technique, une ponction lombaire était la méthode utilisée pour pouvoir diagnostiquer une sclérose en plaques. Quoique certains neurologues continuent à la pratiquer, l'IRM reste de nos jours l'examen incontournable : d'une part pour confirmer le diagnostique et d'autre part pour permettre de contrôler l'évolution de la maladie.

- l'élaboration du diagnostic

Généralement, le diagnostic de la SEP est fait d'après la clinique (certains signes constatés par l'examen du patient sont évocateurs de troubles neurologiques), le résultat d'une analyse sanguine (le neurologue aura envisagé d'autres pistes avant de retenir celle de la SEP), une radio du thorax et des IRM cérébrales et médullaires réalisées à 3 mois d'intervalle. Les images obtenues lors de l'IRM permettent de voir des "hypersignaux" : si certains se réhaussent au produit de contraste, c'est qu'il s'agit d'inflammations récentes. Pour + d'infos : http://www.neurologies.net/pathologies/contenu/Neuro33Imag.pdf

- la description de l'appareil

L'appareil est constitué d'un tunnel formé d'un aimant très puissant entourant le lit d'examen sur lequel s'allonge le patient. Certaines antennes spécifiques qui y sont connectées émettent une onde radio-fréquence qui excitent ou stimulent les noyaux d'hydrogène contenus dans l'eau composant les cellules du corps humain. L'ordinateur réalise des images en noir et blanc d'une grande sensibilité.

- le déroulement de l'examen

Le patient se couche sur la table d'examen, avec la partie du corps à examiner positionnée au centre d'une antenne de réception. Respecter une stricte immobilité pendant toute la durée de l'examen et resté enfermé dans un tunnel est parfois difficile à supporter pour certaines personnes (claustrophobes). C'est pourquoi il existe de nos jours des IRM ouverts : sans tunnel.

Il est également demandé au patient de ne pas déglutir, pendant plusieurs séries de 2 à 3 minutes. Le bruit produit par l'appareil est assez désagréable. Il est dû à l'inversion rapide du courant dans les bobines. Des tampons auriculaires sont remis au patient afin d'atténuer le bruit. Il lui est aussi souvent proposé un casque pour écouter de la musique. Personnellement je préfère sans musique car ensuite je ne peux plus jamais écouter l'artiste diffusé dans mes oreilles pendat l'examen :)

Une injection intraveineuse de produit de contraste est réalisée : elle a pour effet d'améliorer la visibilité de certains images.

L'IRM est indiquée pour explorer le système nerveux central : cerveau et moelle épinière. L'examen dure généralement 30 minutes.

- exemple d'un compte rendu

- comme si vous y étiez !

J'ai eu la possibilité d'enregistrer le bruit que fait l'appareil ... voici donc une vidéo permettant à ceux qui ne l'ont jamais passé, de se faire une idée de cet examen !

 

----------------------

Ai-je la SEP ?

Quoi de neuf Doc ?

Mes Vidéos

Professions para médicales

Les I.R.M., outils de diagnostic

le diagnostic

de la SEP

Dans quel état j'ère ?!

comment vais-je ?!

Que de Vidé-eau !

ça tourne !

SILENCE - On tourne !

MERCI

aux autres professions para médicales (infirmiers, kiné ...)

Faut pas "poussée" !

Contentieux médical

Humour

Mon Livre d'or

lesPerfusions de cortisone et repos ?

signes

de la maladie

Vous avez dit Déontologie ?

des vilains ptits toubibs

Le Code de déontologie du patient en neurologie

 

laissez-moi un message sur mon livre d'or, MERCI !

----------------------

Pour m'écrire : cbourely@yahoo.fr

 

Chrystèle Bourély - Montpellier - décembre 2007